Muriel ou le temps d’un retour

muriel_posterAccablant d’ennui

Muriel, comme tout ce qu’a fait le plus emmerdant cinéaste de la Nouvelle vague, le bonnet-de-nuit Alain Resnais, l’homme du prêt-à-penser lyophilisé et de la prise de conscience accablante comme une pluie de novembre dans la Creuse (le plus moche des départements français) est un film d’une prétention presque égale à la fumisterie de L’année dernière à Marienbad.

Quel dommage que Delphine Seyrig, au sourire si troublant et à la voix si sublime se soit laissée aller à céder à toutes ces gogoteries sans queue ni tête, sans doute influencée par le terrorisme intellectuel que faisait régner toute la camarilla germanopratine à qui elle s’était acoquinée ! La présence, à ses côtés dans Muriel de Jean-Pierre Kérien, petite vedette de sixième rang des feuilletons et de médiocres dramatiques de la télévision était encore, pour Resnais, un moyen de se ficher du monde.

Image100Je me souviens vaguement de l’effroyable ennui que paraissait susciter la vie à Boulogne-sur-mer ; c’est peut-être là le seul talent de Resnais : savoir filmer l’ennui le plus gluant du monde sans y rien retrancher…(mais sans y ajouter quoi que ce soit, ce qui serait, d’une certaine façon, une preuve de talent…).

 

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